J'ai surtout vu des ogres.
Des territoriens cent fois rassasiés plus pressés de signifier les bornes de leur propriété que celles de leur appétit.
Appétit de portails, de clôtures de frontières et de barbelés.
Voracité.
Que devient une société sans satiété ?
Des non mais EUX
Des nauséeux
Vos rats cités
Et les nôtres aussi
S'en vont défiler pour réclamer leur dose assassine de merveilleux
Appétit de carburant, de naphta et de poudre aux yeux
Du spectacle rassurant de la guerre en retransmission télévisée
Appétit de viande fraîche ou avariée
Vos races citées
sont priées d'ouvrir grand la gueule et de choisir : persil ou pomme ?
Enfin j'ai vu Zoé
Zoé dont l'accueil est délicieux. Est un délit pour les cieux qui font toit de tant et tant.
Zoé qui accueille gitans et réfugiés, clandestins ou randonneurs. Elle a l'âge en années qu'a l'année en semaines.
Elle brille de s'être fait interner de folie par sa famille.
Internée de force médicamentée parce qu'elle a osé questionné le
confort de ces professionnels de gauche salariés des arts de la rue sous
un toit permanent.
Parce qu'elle parle aux arbres et aux oiseaux.
Parce qu'elle comprend le larcin du voyageur qui ne comprend pas la propriété privée.
Elle est où la folie quand ceux qui la dicte voyagent dans des
carcasses d'acier de plus d'une tonne pour se déplacer sur 3 kilomètres à
des vitesses qu'aucun animal sur cette terre n'a jamais atteint, ni le
martinet en piqué, ni le guépard en pointe, essouflé ?
Elle est où
la folie quand pour ranger son armure d'acier il enduit la terre d'une
gangue de fange irrespirable en se plaignant de n'avoir plus de terres à
cultiver ?
Dorénavant je dirais aux enfants ou aux malentendants des téléphones administratifs Z comme Zoérro.
Et A comme Accueillant.
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